Tel est le sujet de notre prochain après-midi dominical, le 6 mars prochain, présenté par notre membre émérite Paul Gros.

J'entends déjà les questions : mais...c'est qui ? Paul Gros est l'un de nos plus fidèles participants. Ah ! Vous voulez parler de Joséphin Soulary ?

Le Salon des Poètes de Lyon à l'unanimité a décidé de consacrer sa rencontre du dimanche à un poète lyonnais, ceci dans le cadre du 18ième printemps des Poètes qui se tient du 5 au 12 mars 2016 (organisé à Lyon par l'espace Pandora qui est membre de la Fédération européenne des Maisons de poésie).

Joséphin Soulary ? Et bien c'est lui :

 

joséphin jeune

Bien avancé, me direz-vous ! Et pourtant, il est tellement connu qu'il a une rue à Lyon, dans le 4ième arrondissement, qui relie la Croix Rousse (rue Thevenet) au Rhône où elle se termine par des escaliers, cette rue étant qualifiée de jolie promenade entre les murs (souvent tagués...) de propriétés arborées.

Mais avec cela on n'en sait pas plus... Et bien Joséphin Soulary est né le 23 février 1815 et mort le 28 mars 1891, toujours à Lyon. Chef de bureau à la Préfecture du Rhône, puis bibliothécaire du Palais des Arts (Musée Saint Pierre), ce fut un éminent poète lyonnais. Auteur de plusieurs oeuvres poétiques publiées entre 1837 et 1882, et de deux comédies (1879), il excellait dans la pratique du Sonnet, d'ailleurs l'un de ses ouvrages s'intitule Sonnets humouristiques. Jacques Higelin lui rendit hommage dans sa chanson "Tout bonheur que la main n'atteint pas n'est qu'un leurre" (rêve dans son texte original). Sainte Beuve et Jules Janin furent ses parrains littéraires et sa renommée fut telle que de nombreux discours officiels furent prononcés sur sa tombe !

On peut consulter ses sonnets humouristiques numérisés par internet : https://archive.org/details/oeuvrespotique01souluoft

 

la maison Soulary à la Croix-Rousse

maison soulary

médaillon sur la façade de la maison

 

médaillon soulary

 

salon de lecture

à partir de 14h30, fermeture des portes à 14h45